Mais vivre, c'est difficile. Il est tentant de chercher à échapper à la condition humaine. Cocaïne, héroïne et haschisch demeurent des moyens prohibés pour atteindre des paradis artificiels. Prozac, alcool et télévision permettent, eux, de fuir la réalité sans enfreindre la loi.
La télévision est un prisme. Elle nous évite de réfléchir, de nous poser des questions existentielles. Elle nous évite de les accepter et de les affronter. A force de fuir dans l'illusion au travers de cette glace, nous devenons incapables d'affronter la réalité qui se trouve derrière la fenêtre. C'est en fin de compte un véritable refus de la vie.
La télévision est devenue le média principal des enfants : "30% d'entre elles/eux restent collés jusqu'à 3h28 par jour devant le petit écran ! A deux ans, la plupart des bambin-e-s savent allumer le poste et à trois ans ils/elles regardent la télévision tous les jours, selon une étude réalisée par le centre international de l'enfant" (1). La luminosité de l'écran attire le bébé dès les premiers mois, il/elle s'approprie donc très tôt l'appareil télé qui devient souvent sa distraction préférée.
Cette "réalité" construite, jour après jour, par les médias n'empêche-t-elle pas les individu-e-s d'avoir envie d'agir sur le monde ?
" Changeons, et la télé changera ". Eteignons-la, et la vie commencera.